Les ventes au détail d’aliments d’origine végétale ont progressé de 21% en deux ans en France
L’organisation à but non lucratif et groupe de réflexion Good Food Institute Europe publie aujourd’hui une nouvelle analyse des ventes au détail de cinq catégories d’aliments d’origine végétale en France entre 2023 et 2025, sur la base des données de Circana1. Cette étude met en lumière une progression continue du marché, marquée par une hausse du volume des ventes et un intérêt croissant des consommateurs.
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9 juin 2026

En 2025, les ventes de cinq catégories d’alternatives végétales – viande, lait et boissons, fromage, yaourt et crème – ont atteint une valeur totale de 572 millions d’euros, soit une hausse de 11 % par rapport à 2024 et de 21 % par rapport à 2023.
En 2025, les Français ont consommé :
• 250 millions d’unités d’alternatives végétales, soit une hausse de 14 % par rapport à 2024 ;
• 163 millions de kilogrammes, soit une progression de 13 % par rapport à 2024.
De la viande au fromage, une croissance dans toutes les catégories
Entre 2024 et 2025, les cinq catégories d’aliments d’origine végétale ont progressé en valeur, en unités et en volume, confirmant la dynamique positive du marché français du végétal.
La catégorie affichant la plus forte croissance est celle de la viande végétale, avec une hausse de 16,8 % en volume et de 13,5 % en valeur entre 2024 et 2025. Les laits et boissons végétales enregistrent également une forte progression, avec +14,8 % en volume et +13,4 % en valeur, portés notamment par la dynamique du lait d’avoine, dont les volumes augmentent de 36 %.
Les yaourts végétaux poursuivent leur croissance, avec une hausse de 6,6 % en valeur, tandis que les fromages végétaux progressent de 5,4 % en valeur. Les crèmes végétales affichent quant à elles une croissance plus modérée, à +1,9 %.
Toutefois, malgré cette progression, les aliments d’origine végétale ne se sont pas encore imposés dans les habitudes de consommation grand public en France. Les options végétales représentaient 5,5 % de l’ensemble des laits et boissons lactées vendus par les distributeurs français en 2025, tandis que la viande végétale ne représentait que 2,1 % des ventes de viande préemballée réfrigérée. investors and public decision-makers in order to support the development of a competitive national industry.”
Marques de distributeurs : une croissance portée par l’évolution des préférences
Les produits des marques de distributeurs jouent un rôle important sur le marché des alternatives végétales, notamment en contribuant à améliorer leur accessibilité financière. Pour la viande d’origine végétale, les marques de distributeur gagnent du terrain : elles représentaient 22 % des ventes en volume en 2025, contre 18 % en 2024. En moyenne, elles étaient 31 % moins chères que les produits de marques nationales en 2025.
Leur attractivité s’explique par des prix généralement plus abordables, même si les tendances varient selon les catégories. À l’inverse, la croissance de certains segments plus premium, comme le lait d’avoine, montre que le prix n’est pas le seul critère de choix.
Ces tendances suggèrent que les consommateurs accordent également de l’importance à d’autres critères, tels que le goût, la qualité, la praticité ou l’adéquation des produits à leurs usages culinaires du quotidien.
Ce constat ressort également d’une étude paneuropéenne réalisée en 2023, qui identifiait le prix (40 %) et le goût (33 %) comme les principaux freins au choix d’alternatives végétales pour les consommateurs français.
Une opportunité stratégique pour la France
Le développement d’une filière végétale nationale solide pourrait générer des bénéfices significatifs pour la France. En plus de soutenir un système alimentaire plus durable et plus résilient, il pourrait créer de nouvelles opportunités de marché pour les agriculteurs français, notamment grâce à une demande accrue pour des cultures telles que les pois et les céréales, qui peuvent être utilisées comme ingrédients dans les aliments d’origine végétale.
Renforcer la production nationale contribuerait également à renforcer la souveraineté alimentaire en réduisant la dépendance aux protéines importées, et en soutenant l’innovation, la fabrication et la création de valeur tout au long de la chaîne d’approvisionnement alimentaire. À terme, cela permettrait de stimuler l’innovation industrielle. .
Hélène Grosshans, Responsable des investissements en infrastructures au Good Food Institute Europe:
«Le marché français des aliments d’origine végétale continue de croître, signe que les consommateurs cherchent à diversifier leurs sources de protéines, en phase avec leurs attentes en matière de santé, de durabilité et d’évolution des habitudes alimentaires. Dans un pays reconnu pour son patrimoine culinaire et l’excellence de son modèle agricole, cette tendance ouvre de nouvelles perspectives en matière d’innovation, de sécurité alimentaire et de résilience de la production alimentaire française.
Pour maintenir cette dynamique, il sera essentiel de continuer à investir dans la qualité des produits, leur accessibilité et dans l’innovation, tout en renforçant la collaboration entre fabricants, investisseurs et décideurs publics afin de soutenir le développement d’une filière nationale compétitive. »
